Les 13 et 14 septembre avait lieu les Nutriform Business Days le premier congrès international dédié au marché nutraceutique (compléments alimentaires). Une première édition qui l’inscrit déjà comme le rendez-vous des professionnels de ce secteurs : laboratoires, fournisseurs d’ingrédients, consultants réglementaires et marketing. D’ailleurs le cabinet PepsWork a été convié à partager ses réflexions sur la nouvelles cible consommateurs des Millennials. Nous avons demandé à Philippe Millet, rédacteur en chef des Éditions BGM et organisateur de l’évènement sa vision du marché et de cet évènement.

PepsWork : Il existe déjà des évènements sur la nutrition santé ( HIE, Vitafoods…). Pourquoi avoir créé cet évènement ?

Philippe Millet : Tout simplement parce que tous les acteurs de la filière des compléments alimentaires n’ont aucun évènement qui leur soit consacré exclusivement, non seulement en France, mais aussi en Europe. Un vide que nous comblons en apportant notre expertise de cette filière, à travers nos publications Actif’s Magazine et Nutriform. En outre, le HIE comme Vitafoods sont des salons qui proposent aussi des conférences. Le 1er Congrès des Compléments alimentaires & de l’Innovation, lui, ne comporte, comme son nom l’indique, que des conférences et des tables rondes.

PepsWork : Quel est votre bilan de cet première édition ?

Philippe Millet : Ce sont un peu moins d’une centaine de participants qui sont venus sur Saint-Raphaël. Auxquels s’ajoutent une trentaine d’intervenants. En ce qui concerne les participants, ils provenaient des laboratoires de compléments alimentaires, mais aussi du monde des ingrédients, des sous-traitants, etc.

Le programme que nous avons proposé mêlait des conférences portant sur les consommateurs, la distribution, le vieillissement, etc. avec des contenus très marketing ou scientifique. C’est a priori ce mix qui a séduit les participants.

PepsWork : D’après vous quels sont les besoins /problématiques / enjeux des acteurs du marché nutraceutique aujourd’hui?

Philippe Millet : Les acteurs des compléments alimentaires (un peu plus de 400 laboratoires en France en 2016) sont confrontés à des choix stratégiques en permanence. Ces choix sont influencés par plusieurs facteurs importants. La réglementation tout d’abord. Et notamment celle qui concerne les compléments à base de plantes. Le Professeur Robert Anton (expert de l’Agence européenne de sécurité alimentaire) a d’ailleurs précisé, lors de sa conférence, les challenges qui attendent ces compléments – et notamment celui de la création d’un statut « à part » des compléments à base de plantes, basé sur la démonstration d’un effet physiologique, dans la mesure où ces mêmes compléments sont destinés à retrouver un équilibre de santé… De son côté, Jean-Christophe Mano (Pharmanager Development) a présenté les grandes lignes de ce que pourraient être les compléments alimentaires dans le futur : des produits de santé naturels, à l’instar de ce qui existe déjà au Canada par exemple.

Autre dilemme stratégique auquel sont confrontés les laboratoires : sur quel circuit de distribution dois-je me positionner ? La pharmacie dans laquelle les linéaires sont encombrés avec plus de 8000 références ? Un circuit officinal qui est de plus en plus concentré aux mains de grossistes-répartiteurs-groupements qui accroissent ainsi leur pouvoir de pression sur les marques – avec une bataille des prix inévitable. Internet en alternative ? Les ventes dans ce réseau se développent. Jusqu’où ? Avec quelles conséquences pour des marques qui doivent séduire des consommateurs attirés par de l’efficacité réelle et de la naturalité ?

PepsWork : Quel peut être l’impact de ce type d’évènement sur le marché ?

Philippe Millet : Ce premier congrès a eu le mérite de réunir les acteurs de la filière des compléments alimentaires. Il est difficile de prédire quel impact il peut avoir sur le marché. Il a au moins le mérite d’exister et de vouloir faire se rencontrer des métiers différents. Ce n’est pas un congrès qui fait un marché. Il l’accompagne et parfois le précède…

PepsWork : Regrouper tous ces acteurs nutraceutique est un challenge : lieu de synergie ou de concurrence ?

Certes parmi les participants, il y avait des laboratoires concurrents entre eux. Mais au-delà de cette barrière, il ne faut pas oublier que tous sont concernés par les mêmes problématiques : comment développer les ventes ? Comment communiquer auprès des consommateurs ? Quelles cibles consommateurs privilégier et comment ? Ce congrès se positionne comme un think tank, un club de réflexion dans lequel chacun vient chercher des réponses. Il est aussi l’occasion d’établir des synergies entre les acteurs de la filière.

Ces synergies sont facilitées par une ambiance que nous avons volontairement voulue détendue, conviviale et chaleureuse. C’est dans un relationnel humain fort que les synergies se mettent en place.

PepsWork : Pourquoi avez-vous invité le cabinet conseil PepsWork à partager ses réflexions sur les consommateurs Millennials ?

Philippe Millet : Le cabinet Pepswork a apporté sa connaissance des consommateurs et son expérience marketing. Il y a du pragmatisme également dans son approche – c’est cela qui intéresse des congressistes : ne pas avoir un étalage de connaissances « livresques », mais une plongée dans la « vraie vie », avec des remontées des vraies attentes/besoins des consommateurs.

congrès nutriform business days

PepsWork : Vous projetez déjà la 2eme Édition. Quelles seront les évolutions et nouveautés ?

Philippe Millet : je peux vous inviter à noter les dates du 2ème congrès qui aura lieu les 19 et 20 septembre 2018. Pour les nouveautés, gardons encore un peu de surprise…

 

En tous cas, PepsWork a déjà bloqué ces dates pour vous y retrouver. D’ailleurs, n’attendez pas le prochain NutriformBusinessDays pour nous contacter ! La suite par ici