nutrition

 

Le PNNS évolue sur sa 4eme version. Découvrez dans cet article les nouvelles recommandations nutritionnelles du PNNS 2018-2022 pour les professionnels mais aussi pour les consommateurs français.

Un dispositif cadre de la prévention par l’alimentation

Le Programme national nutrition santé est un plan de santé publique visant à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition, principal facteur de protection ou de risque des pathologies les plus répandues en France.  Le but de ce programme est de développer des objectifs communs,  scientifiquement validés, pour la population et les professionnels du secteur. De nombreux outils et mécanismes incitatifs ont également été créés afin de servir de supports aux acteurs de la prévention santé.

 

De nouveaux objectifs, de nouveaux repères et de nouvelles recommandations

Faisant suite aux trois dernières session du PNNS, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a publié en février 2018 les axes et objectifs quantifiés de la politique nutritionnelle pour le prochain cycle du PNNS 2018-2022. Ces objectifs sont destinés exclusivement aux professionnels de la santé et de l’alimentation et non pas au grand public. Ces derniers ont été déclinés en nouveaux repères nutritionnels pour le grand public.

PNNS

@Thibaut FIOLET.2018

Décryptons ensemble les objectifs de consommations alimentaires annoncées.

 

Des nouvelles recommandations alimentaires

 

Regroupant autrefois 8 repères nutritionnels, le PNNS en présente maintenant 12.

repères PNNS

@Thibaut FIOLET.2018

Les fruits et légumes, produits céréaliers complets et légumineuses

Ces groupes alimentaires sont valorisés avec la volonté d’augmenter leur consommation. Il est recommandé d’inviter à sa table des légumineuses deux fois par semaine. Par ailleurs, les produits céréaliers complets et peu raffinés (pain, pâtes, riz, etc.) doivent être présents à chaque repas et selon l’appétit.

Les produits laitiers

On discerne également l’objectif d’augmenter la consommation de produits laitiers chez les adultes avec 1 à 2 produits laitiers par jour.

Les viandes, poissons et oeufs

Pour le groupe viandes, poissons et oeufs, il est conseillé de s’orienter vers une diminution de la consommation de “viande rouge” et de charcuterie tout en augmentant la consommation de poisson. En clair, il s’agit de limiter la viande rouge à 500 g par semaine au profit de viande blanche. Concernant la charcuterie, on se limitera à 150 g maximum par semaine. Ainsi, conforté par les recommandations de l’ANSES, il est conseillé de s’orienter vers des portions de 100 à 150g de viande, poisson ou oeuf par repas et plus précisément, du poisson deux fois par semaine dont un poisson gras.  

Les sucres ajoutés

On souhaite également diminuer la consommation de boissons sucrées en lien avec la réduction des apports en sucres ajoutés. Les sucres libres, selon la définition de l’OMS, incluent les monosaccharides et disaccharides ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les concentrés de jus de fruits.

Les jus de fruit passent sous le drapeau des boissons sucrées. Leur consommation devrait se limiter à 1 verre par jour à cause de la teneur en sucres simples.

Le sel ajouté

Cette volonté s’applique aussi aux apports en sel avec une limite proposée à 6 g/j de sel .  

Les matières grasses ajoutées

Afin d’avoir un meilleur profil lipidique, il est conseillé de favoriser au quotidien plus de matières grasses riche en acide alpha linolénique (oméga 3).  

Les fruits à coque ou oléagineux

Il est recommandé de consommer une poignée de fruit à coque sans sel ajouté par jour. En effet,  ils contiennent une grande quantité de minéraux et de fibres et protéines végétales. Ils se distinguent aussi par la nature de leurs acides gras qui sont polyinsaturés.

L’alcool

L’objectif est qu’un maximum d’individus consomme moins de 10 unités d’alcool par semaine et d’éviter également le binge drinking.

Qualité des produits alimentaires

Au sein du PNNS 2018-2022, on distingue de nouveaux axes sensibilisant à la qualité des produits consommés.

Produits Ultra transformés versus produits Bio : Avis et recommandations du nouveau PNNS

  • Réduire la consommation des produits ultra-transformés (selon la classification NOVA)de 20% sur la période entre 2018 et 2021.
  • Augmenter la part de produits BIO de sorte qu’ils représentent 20% des fruits et légumes, produits céréaliers et légumineuses consommés.

D’autres recommandations favorables à la santé

Promouvoir l’activité physique et lutter contre la sédentarité et l’obésité

Pour le PNNS, la nutrition s’entend comme l’équilibre entre les apports liés à l’alimentation et les dépenses occasionnées par l’activité physique. C’est pourquoi des préconisations ont été émises dans le but :

  • D’augmenter l’activité physique
  • De stabiliser la prévalence de l’obésité et réduire le surpoids

Encourager l’allaitement maternel

Il s’agit de promouvoir l’allaitement maternel dans le respect de la décision de la femme, de sorte à augmenter le pourcentage d’enfants allaités à la naissance. En effet, l’allaitement contribue à la croissance et l’immunité des nourrissons.

 

CONCLUSION

La mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue, au cours des dernières années, comme une priorité de santé publique en Europe et dans le monde. La nutrition est désormais reconnue comme un facteur de protection de la santé.

Ainsi, l’actualisation des repères du PNNS, au regard des comportements actuels, permet aux professionnels de l’alimentation mais aussi aux marques et industriels de l’agroalimentaire de promouvoir cette politique via l’adaptation de leurs produits et formulations.  C’est avec une offre alimentaire saine et adaptée que le consommateur peut choisir les bons produits et être acteur de sa santé.

 

Pour en savoir plus :

Nos remerciements à Thibaut FIOLET pour l’aimable autorisation d’utilisation des infographies de cet article.