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La population mondiale ne cesse d’augmenter, et en 2050 elle atteindra près de 10 milliards d’habitants. Ce chiffre fait écho aux progrès liés à la science qui nous permettent d’améliorer notre niveau de vie, et ainsi, de l’allonger. Mais la façon dont nous nous alimentons à ce jour n’est pas en phase avec la planète. Nous devons trouver des alternatives nous permettant de garantir l’alimentation diverses générations présentes et à venir.

 

Les facteurs qui tendent à repenser l’alimentation de demain

 

Entre progrès scientifique et instabilité environnementale

Bien qu’il y ait des aspects positifs à ces progressions scientifiques, la planète subit cette surpopulation. Notre consommation actuelle est supérieure aux ressources dont dispose la Terre, et la mine d’or que possède la nature s’épuise peu à peu. De plus, la production intensive est responsable des émissions de gaz à effet de serre qui polluent l’environnement.

La surconsommation, le gaspillage, et la pollution liée à l’activité humaine sont des facteurs néfastes pour la planète. Le dérèglement climatique s’aggrave, ce qui entraîne des catastrophes naturelles qui vont devenir irréversibles si nous ne réagissons pas.

Depuis des siècles, les scientifiques s’intéressent de plus près au lien entre l’alimentation et les effets qu’a celle-ci sur la physiologie humaine. Une réelle prise de conscience s’est formée au sein de notre population, et les modes d’alimentation commencent à changer.

Mieux s’alimenter s’accorde avec santé et sauvegarde environnementale, deux sujets qui représentent un enjeu planétaire.

 

Changements des idéologies liées à la nutrition entre aujourd’hui et demain

Le système alimentaire est un système socio-culturel vivant qui ne cesse d’importer et d’exporter des assimilations et des métissages.

S’alimenter, c’est répondre à nos besoins en nutriments et en énergie pour la survie et le bon fonctionnement de notre organisme. Le plaisir de cuisinier et de manger ets toujours bien présent mais a évolué. Accorder les saveurs et les goûts est devenu normal en notre temps, mais demain, ces assemblages gustatifs devront s’harmoniser avec l’environnement.

 

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À la parution de résultats d’études scientifiques, des alertes sur les conséquences irrévocables provoquées par cette suractivité humaine, nous poussent à réinventer l’alimentation du futur.

De plus en plus de personnes diminuent leur consommation de viande. Certaines  adoptent le végétarisme en réponse aux dénonciations des conditions de production animale, à la volonté de protection de celle-ci et à la sauvegarde de nos ressources.

L’offre et la demande en produits bio progressent, bien qu’ils ne soient pas accessibles pour tout le monde du fait de leur coût élevé.

Les produits transformés ont une image moins attrayante, de par leurs effets nocifs sur la santé.

Des mesures gouvernementales amènent les consommateurs à s’alimenter autrement : Santé publique France lance de nouvelles recommandations alimentaires, et les ajuste en fonction des avancées scientifiques. Favoriser la consommation de produits oléagineux, de fibres, privilégier les produits locaux ou saisonniers et diminuer les charcuteries sont des exemples de recommandations de Santé Publique France.

 

Qu’est-ce qui changera dans l’alimentation de demain ?

 

Le goût de l’alimentation de demain

D’ici 2050, afin de répondre à la croissance démographique, le besoin en protéines va augmenter de 70%. Plus l’on va avancer dans le temps, et plus les ressources en protéines animales vont se transformer en denrées rares. La solution est claire : il faut diversifier et végétaliser nos assiettes.

De nombreux chercheurs en nutrition se concentrent sur les nouveautés alimentaires de demain. Tout ce qui est disponible en abondance autour de nous porte de l’intérêt aux scientifiques.

Pour illustrer ces propos, voici un exemple qui concerne les méduses. Elles sont présentes en quantité importante et se multiplient de plus en plus, contrairement aux poissons. Des chercheurs étudient la possibilité de les consommer sous forme de chips en les séchant avec de l’alcool. Certains chefs étoilés trouvent déjà l’idée croustillante.

Parmi ces nouvelles couleurs dans nos assiettes, remplacer des aliments par d’autres n’est pas simple. Le végétal tend à prendre la place des produits issus des animaux tels que la viande ou les produits laitiers, mais les consommateurs ne sont pas tous unanimes quant à la saveur de ceux-ci. Les laboratoires essaient, par tous les moyens, de déceler les bons ingrédients afin de se rapprocher avec efficacité des recettes originales.

Le groupe d’experts gouvernementaux sur l’évolution du climat conseille de diminuer drastiquement notre consommation de viande et d’adopter un régime flexitarien, qui vise à favoriser la qualité de la viande à la quantité. Ces recommandations interviennent dans le processus de recherche en nutrition. Le goût de cette nouvelle alimentation représente un défi pour les chercheurs afin de convaincre le grand public avec ces nouveaux aliments aux saveurs inhabituelles.

 

De nouveaux aliments

 

Ces aliments neufs vont se développer, et parmi eux, nous retrouvons

Aussi appelés aliments fonctionnels, ils font parler d’eux pour leurs propriétés nutritives. Ils ne laissent pas indifférents les grands acteurs de l’agronomie qui cherchent à développer leur production autour de ce type d’aliment aux multiples atouts. Ils constitueront la majorité de nos assiettes dans le futur, en réponse aux soucis que se font les consommateurs depuis peu d’années sur  leur alimentation.

 

  • Les Aliments fermentés

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Ces aliments apportent un nombre de micro-organismes considérables (millions à milliards par gramme de produit). Ces micro-organismes ont été les premiers à apparaître sur Terre, et ont co-évolué avec les populations. De ce fait, ils ont pris en charge un certain nombre de fonctions qui sont essentielles pour le corps. On pense à la digestion des aliments, mais aussi leur intervention comme barrières aux pathogènes, ou leur rôle dans la période prénatale de maturation du système digestif, immunitaire et nerveux. Ils ont la capacité de faire réagir des cellules du système immunitaire humain. Seulement, aujourd’hui, les aliments et les nutriments se transforment, comme leur concentration. Il reste donc difficile d’évaluer le vrai potentiel des propriétés probiotiques.

 

  • Les compléments alimentaires

Ce sont des denrées alimentaires, visant à compléter le régime alimentaire normal. On y trouve des vitamines, minéraux et préparations de plantes plus ou moins concentrées. Ils ont des bénéfices sur la santé, en apportant du confort ou en optimisant la santé.

 

  • La viande de synthèse

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Aussi appelée “viande de laboratoire”, elle est au goût du jour chez les chercheurs. Les conseils au sujet de la diminution inévitable de la consommation de viande entraînent les laboratoires à révolutionner la viande de synthèse. Le steak créé à partir de cellules végétales sans sacrifier l’animal est un défi au cœur de la recherche actuelle. Cette future production est prometteuse, elle entraînerait une diminution de l’exploitation des bovins et de la terre, ce qui abaisserait la production de gaz à effet de serre. Cependant des progrès technologiques sont encore nécessaires afin de finaliser ce projet et de le commercialiser.

  • Les insectes

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Crédit photo : Gryö

Si les insectes sont appréciés des pays africains ou asiatiques, ils sont aujourd’hui peu connus des Européens et font partie des aliments de demain. Encouragés par l’OMS et la FAO, ils sont source de protéines, vitamines et minéraux, et ont un faible impact sur l’environnement. PepsWork a accompagné la startup Nutriearth dans le lancement marketing de leur ingrédient fonctionnel à base d’insecte.

 

  • Des fruits et des légumes à la durée de vie augmentée … naturellement

Accroître la durée de vie des fruits et des légumes est un défi que les scientifiques tentent de relever, et permettrait d’éviter le gaspillage alimentaire qui entraîne en plus d’un coût économique important, des conséquences sur l’environnement qui ne sont pas des moindres. L’objectif est de pouvoir à terme allonger la durée de conservation des végétaux de façon naturelle, sans produits phytoasanitaires.

 

  • La foodtech 

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Sans soleil et sans pesticides, ces productions sous serres sont cultivées avec des outils d’équipements technologiques, à base de lumière et de nutriments.

La FOODTECH comprend 6 catégories :

  • L’AgTech : dont le but est d’améliorer le rendement et la qualité de l’agriculture.
  • La FoodScience : qui consiste au développement de nouveaux produits alimentaires qui répondent à la demande de transparence et aux préoccupations environnementales et sanitaires.
  • Le FoodService : ou la restauration l’hôtellerie du futur.
  • Le Coaching : ce sont des services qui s’adressent directement au client, et qui l’aident à avoir une meilleure vision sur ce qu’il achète.
  • Le Delivery : c’est la livraison à domicile de produits d’épicerie ou de repas de restaurants.
  • Le Retail : assure une meilleure expérience d’achat en magasin et la numérisation de la chaîne d’approvisionnement.

 

  • Les imprimantes 3D

Ces machines pourront imprimer les repas ! A base de pâte, elles utiliseront des aliments de la même façon qu’elles utilisent l’encre sur du papier. Aujourd’hui certaines de ces imprimantes sont déjà en vente.

 

Comment parvenir à changer nos habitudes alimentaires ?

 

Évolution des comportements de consommation

Changer nos habitudes alimentaires n’est plus un objectif, mais un devoir. Pour s’y faire, des campagnes de prévention existent et sont accessibles sur les sites officiels du gouvernement ou dans les campagnes publicitaires.Manger durablement sont les maîtres mots qui sauveront les générations futures.

Des stratégies dont le but sera de parvenir à transformer nos actions liées à l’alimentation viseront à atteindre les jeunes qui représenteront une majorité de la population d’ici une dizaine d’années : en passant par les réseaux sociaux en vogue comme Instagram ou TikTok, afin de les sensibiliser à la nutrition durable.

Selon l’INRAE, il serait possible de diminuer notre empreinte carbone de 30% en changeant notre alimentation.

  • En consommant des produits locaux, qui subissent moins de traitements, évitent le transport, ont moins d’emballages et génèrent par conséquent moins de déchets, ce qui diminue l’émission de gaz à effet de serre et la pollution qui étouffe la planète.
  • S’alimenter exclusivement d’aliments de saison permettrait de préserver les ressources en eau, qui sont abondamment utilisées lorsque les produits sont cultivés sous serre.
  • Les ressources planétaires restent suffisantes au présent mais les experts s’alarment sur ce dont il en adviendra demain.
  • Il ne nous reste plus qu’à appliquer ces conseils pour que ces efforts portent leurs fruits.

 

La science a encore son chemin à suivre

Le progrès est en dynamique continue, et les modes d’alimentation sont peu à peu bouleversés. D’innombrables recherches sont en cours. Le but est de permettre le développement et la commercialisation de nouveaux aliments ou modes de production. Ces aliments révolutionneront le domaine de l’alimentation.

La science et les industries ont une place importante au sein de ces enjeux, et doivent poursuivre leurs études afin de finaliser ce large panel de projets scientifiques.

Mais se nourrir demain, c’est aussi faire appel à l’ensemble des acteurs de ce domaine : la population mondiale.

cta

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